Bernard Adamus en spectacle
Bernard Adamus et son groupe (Photo: Michel Pinault)
Gospel urbain
Bernard Adamus est de passage sur les scènes de votre région afin d’y présenter le matériel de son album Brun.
Mais quand on aperçoit Adamus et sa bande sur scène, la couleur qui nous frappe n’est pas exactement le brun, mais plutôt le sépia. En effet, on dirait la formation sortie tout droit d’une autre époque, que ce soit l’instrumentation, la mise en scène ou l’éclairage, qui offre aux yeux une image tirée des confins du Mississipi, telle la photo d’un vieux groupe de blues sombré dans l’oubli ou le whiskey.
De la Nouvelle-Orléans à Hochelaga
Avec sa musique blues rock acoustique, le groupe, confortablement installé sur un divan ou un fauteuil, offre en spectacle ce que peu d’autres donnent à voir. Pas d’effets spéciaux superflus, pas de costumes à paillette à la Elvis, pas de pantalon moulant en spandex ou de maquillage. Non, il offre du vrai, de l’authentique. Il offre de la convivialité.
Il donne le goût de fredonner les chansons qui, même si elles n’ont été enregistrées que récemment, ont d’ores et déjà, dirait-on, passé à travers l’épreuve du temps. L’éclairage ne vient qu’appuyer la musique, sans éblouir, sans divertir. Il ne reste que l’essentiel: une formation qu’on jurait directement sorti des bayous de la Louisiane, mais pourtant, le Polonais d’origine est bel et bien arrivé à Montréal à l’âge de trois ans.
Une formation atypique au confluent du Delta et de la Rue Ontario
L’orchestre (trombone, banjo, guitare, contrebasse, grosse caisse, planche à laver) offre un concert sincère et authentique, servi dans un langage bien de «chez nous» (le Québec étant ce qu’il est, un anglicisme s’y glisse çà et là) inspiré par l’amitié, l’amour et l’alcool.
Prix et distinctions
Auteur-compositeur-interprète montréalais, Bernard Adamus fait l’actualité depuis son passage en 2009 à Petite-Vallée, où il a reçu six des douze prix décernés par le jury, suivi de sa performance, en groupe cette fois-ci, aux Francofolies de Montréal.
Toujours en 2009, son talent fut aussi reconnu par le FestiBlues international de Montréal, qui lui a remis son premier prix, dont une invitation en scène principale à l’été 2010. Aux Francouvertes en 2010, il remporte les honneurs. Non seulement convainc-t-il le jury de lui décerner le premier prix, mais il gagne en plus le prix du public et sa chanson «Rue Ontario» lui permet de gagner le prix de la Socan pour la meilleure chanson! Philippe Papineau en rajoute dans Le Devoir en qualifiant sa musique folk bien grasse de genre hybride entre l’énergie vocale des Colocs et l’irrévérence de Plume
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Les amateurs de musique auront décelé chez Adamus ce qui fait déjà de lui un personnage unique dans le paysage actuel: un amour véritable pour le blues, le folk et le country, un débit rappelant parfois le rap, une verve sans pareil et une solide maîtrise des genres.








