À travers huit albums en 12 ans de carrière, dont le tout récent Une sorcière comme les autres paru en février 2011, et plusieurs tournées mondiales qui ont séduit publics et critiques, Jorane s'offre l'aventure solo, vous conviant à une rencontre riche en émotions où elle propose un tout nouveau répertoire de relectures. S'y côtoieront notamment Desjardins, Vigneault, Sylvestre, Cohen et… Indochine! Une occasion de découvrir à l'état pur un diamant appelé Jorane lors d'une soirée qui s'annonce d'emblée vibrante et sensible, bref, inoubliable…

Le pouvoir des mots

Une sorcière comme les autres fait aussi une jolie place à des chansons plus populaires, plus accessibles, telles qu'«En pleine face» de Serge Fiori, «Marilyn et John», de Frank Langolff et Étienne Roda-Gil, qui fantasment sur l'idylle Monroe-Kennedy, ou «Pendant que les champs brûlent» de l'ex-groupe pop Niagara. Ces chansons me plaisent et elles me permettent d'agrandir mon public», reconnaît celle qui voit sa carrière prendre un nouvel élan. Soutenue par une somptueuse scénographie et des éclairages enivrants, elle poursuit de plus bel cette quête musicale qui est sienne : rester à l'écoute de sa muse pour laisser les sons et les mélodies devenir chanson, transcender l'émotion.

Folle de violoncelle et de musique instrumentale, Jorane a entrepris une longue marche vers la parole. Après avoir fait de sa voix un instrument, dans une langue inventée qui ne valait que pour ses sonorités, Jorane a découvert le pouvoir des mots. Et cette découverte s'est transformée en révélation lorsqu'elle a entendu pour la première fois, à 35 ans, Anne Sylvestre, au hasard d'une écoute. Une chanson en particulier l'a bouleversée. Elle disait : J'aime les gens qui doutent, les gens qui trop écoutent leur coeur se balancer, j'aime les gens qui disent et qui se contredisent… Ces paroles résonnaient aux oreilles et au coeur de la jeune femme, qui comprit alors toute la portée de la chanson à texte.

Rendre hommage à des artistes a ses avantages. Je découvre le plaisir d'entendre le public faire des “ah!” et des “oh!” dès qu'il reconnaît les premières notes et les premières paroles des chansons qu'il connaît par cœur. Quand on présente des compositions originales, ce lien immédiat avec le public est plus difficile à établir, observe l'artiste. Jorane découvre aussi la joie de s'approprier les paroles des autres : Je peux leur ajouter ce que j'ai de plus personnel, chose que je trouve très surprenante. Mais pour y arriver, il faut avoir vécu : je n'aurais pu le faire au début de ma carrière, il y a 12 ans. Mais je savais qu'un jour, j'enregistrerais un album d'interprétations. J'avais quelque chose à prouver, je voulais arriver à chanter les mots des autres.

Depuis la sortie de son premier album Vent fou en 1999, Jorane a parcouru le monde à grands coups d'archet, suscitant des coups de cœur aux quatre coins de la planète. La musicienne hors normes a fait paraître ensuite les albums 16mm (2000), Jorane Live (2002), la bande sonore du film Je n'aime que toi (2003), Evapore (2003) et The You and The Now (2004). En 2006, Jorane rendait disponible, en exclusivité sur le Web, les pièces de Canvas or Canvass? Puis, paraissent les albums Vers à soi en 2007 et en 2008, Dix, un double incluant 10 inédites soulignant ses dix années de carrière.

Sous les projecteurs

Jorane totalise pas moins de 16 nominations à l'ADISQ et deux nominations aux Juno Awards. Elle a d'ailleurs raflé le Félix de l'«Album de l'année – Folk contemporain» avec Evapore en 2004, puis le Gémeaux dans la catégorie «Meilleure musique originale : documentaire» en 2006 pour la musique de Indécences (documentaire de Lewis Cohen sur Zhumanity du Cirque du Soleil).

Jorane fait aussi beaucoup de musique pour le cinéma. On peut entre autres l'entendre sur la trame sonore du film Je suis Dina (2002) et Unfaithful (2002) de Adrian Lyne mettant en vedette Richard Gere and Diane Lane. En février 2007, elle recevait un prix Jutra pour la musique du film Un dimanche à Kigali ainsi qu'une nomination pour la musique de Kamataki de Claude Gagnon la même année.

Elle a depuis composé la musique du film de Jean-Claude Labrecque, Infiniment Québec, et s'est produite à multiples reprises en version symphonique, notamment dans le cadre des grands événements aux Francofolies de Montréal 2009 ainsi qu'à l'ouverture en 2008 de l'Olympiade culturelle en vue des Jeux de Vancouver 2010, pour ne nommer que quelques-uns de ses accomplissements aussi variés qu'extraordinaires!

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