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Valorisation du diffuseur : le Prix Carole Kipling

Description du prix

Chaque année, Réseau Centre attribue le Prix Carole Kipling à un diffuseur. Cette récompense vise à honorer une initiative réalisée par un de ses membres durant l’année précédente.

Les diffuseurs doivent constamment se réinventer en proposant une programmation diversifiée, une mise en marché dynamique, une gestion équilibrée, etc. Dans le cadre de leur mission, ils sont également appelés à mettre sur pied des projets novateurs et inventifs. Ces derniers débordent souvent de créativité et de dynamisme. Ces initiatives doivent perdurer et être récompensées !

Pour décerner le prix, plusieurs critères sont pris en compte. Parmi eux, on retient l’originalité, le niveau de risque, ainsi que les impacts du projet dans son milieu. En plus du Prix Carole Kipling, le candidat gagnant se voit octroyer un chèque-cadeau d’un montant de 1 000 $.

Édition 2021

Le Prix Carole Kipling a été remis à l’occasion de la 15e édition du Forum. Voici les candidatures de l’édition 2021. Encore une fois cette année, le pointage du jury a placé deux projets ex æquo en tête. Il s’agit de « Développement du ballet », présenté par Claudia Blanchette du Comité de spectacles de Thetford Mines (Spect-Art). Le jury a reconnu que ce projet a renforcé le diffuseur dans son mandat de sensibilisation et de développement de public.

L’autre projet gagnant est celui de Marie Pierre Mailhot, de la Corporation de développement des arts et de la culture de Ville de La Tuque, intitulé « Les petits yeux de la culture ». Dans ce cas, le jury a souligné que cette initiative avait permis à des jeunes de participer à un projet d’utilisation des technologies numériques et de réalisation de capsules vidéo.

Prix Carole Kipling 2021
Sur la photo : Les deux gagnantes ex æquo du Prix Carole Kipling 2021, Marie Pierre Mailhot, de la Corporation de développement des arts et de la culture de Ville de La Tuque, et Claudia Blanchette, du Comité de spectacles de Thetford Mines (Spect-Art), entourent le vice-président de Réseau Centre, Frédéric Messier, de la Maison de la culture de Waterloo.

Finalistes au Prix Carole Kipling 2021

Claudia Blanchette - Comité de spectacles de Thetford Mines (Spect-Art)

Développement du ballet

 

Dès l’automne 2019, Spect-Art amorce un projet de médiation culturelle afin de développer le public en danse à Thetford. En effet, Spect-Art a développé l’idée de présenter le spectacle Ella, une histoire de Cendrillon, présenté par Ballet Ouest de Montréal. Cependant, l’idée ne s’arrête pas là. Dans ce spectacle, il est possible d’intégrer 36 enfants de la région qui deviennent danseurs dans le spectacle. La direction de Spect-Art a donc rencontré la Ville de Thetford Mines à de nombreuses reprises, puisque la majorité des cours de danse de la Ville sont pris en charge directement par le Ville de Thetford. Après de nombreuses consultations et rencontres, le Service des loisirs et de la culture de Thetford a été séduit par la proposition et a décidé de mettre en place, pour la première fois de son histoire, un cours de ballet classique, pour trois groupes d’âges (trois classes) différents.

 

La responsable de l’école de danse et chorégraphe a travaillé de mèche avec Spect-Art afin de discuter avec Ballet Ouest de Montréal pour bien connaître leurs attentes et leurs besoins afin de former adéquatement les apprentis danseurs. Ainsi, un système d’auditions s’est mis en place, et la chorégraphe de l’école Tendanse de Thetford et la chorégraphe de Ballet Ouest se sont entendus sur un programme de cours et une façon de faire qui allait permettre aux danseurs d’être bien prêts pour le spectacle de mars 2020. À quelques reprises, des classes ont eu lieu en direct, de façon virtuelle, devant les chorégraphes de Ballet Ouest Montréal qui pouvaient ajuster le tir et indiquer les points à travailler. Une charte des costumes a aussi été mise en place afin que chaque enfant cadre bien dans le spectacle. Ainsi, ce sont 36 jeunes de 8 à 18 ans qui ont été sélectionnés pour mettre en place les trois tableaux participatifs du spectacle.

 

De plus, la veille du spectacle, une générale a eu lieu dans la salle Dussault avec l’équipe de création de Ballet Ouest afin de bien préparer le spectacle du lendemain. Spect-Art avait prévu le coup puisque le spectacle était prévu le samedi suivant la semaine de relâche, les enfants étaient donc en congé le vendredi. Le jour du spectacle, les enfants ont pu vivre la pleine expérience de danseurs professionnels puisqu’ils ont passé la journée avec les danseurs officiels du spectacle, à se réchauffer et préparer la représentation. Les enfants ont adoré leur expérience et se sont sentis très valorisés de prendre part à une telle expérience.

 

Retombées : Ce spectacle a connu un bel achalandage puisque les familles venaient nombreuses assister au spectacle mettant en vedette un de leurs enfants.
À ce jour, le cours de ballet est toujours offert à Thetford et n’eut été de la pandémie, il était prévu qu’un spectacle de ballet participatif soit présenté chaque année en collaboration entre Spect-Art et la Ville de Thetford.

 

Le public en danse a donc été développé, mais surtout, une relève en danse car chacun des apprentis danseurs a été marqué par cette riche expérience et ils ont développé un amour du ballet et de l’intérêt pour la danse.

Marianne St-Pierre - Sur la scène Davignon / Cowansville

Concours Sur la bonne voix!

 

Concours micro ouvert accessible à tous les résidents de Brome-Missisquoi ou natifs de Brome-Missisquoi. Les participants devaient être âgés de 16 ans et plus. L’interprète ou l’auteur-compositeur-interprète remportait une première partie sur la programmation 2020-2021 de Sur la scène Davignon On Stage. Un jury professionnel évaluait les performances (70 % de la note) et nous invitions les gens du public à voter (30 % de la note).

 

Retombées : Comme nous sommes toujours en location et que nous ne voulions pas être à la merci de la météo, le concours s’est tenu au Pub Principal de Cowansville.

 

L’achalandage y est constant et nous nous assurions ainsi un certain nombre de spectateurs. Habituellement, nous ne diffusons pas à cet endroit, mais le Pub Principal possède déjà une petite scène, l’équipement technique de base et nous voulions rejoindre « monsieur-madame-tout-le-monde ». C’était pour nous une belle façon de faire du développement de public en s’imposant auprès des « non-intéressés » et en les plongeant directement en contexte culturel. Nous tenions aussi à collaborer avec un commerçant local pour le projet afin de jouer un rôle d’acteur culturel actif dans notre ville.

 

Le but premier était de sortir du cadre habituel tout en encourageant les artistes émergents locaux, faire du développement de public et peut-être même, nous l’espérions, découvrir des perles cachées de notre région. Nous nous disions également que le concours nous permettrait peut-être de nous monter une liste d’artistes locaux pour certains projets estivaux gratuits ou pour faire, par la suite, des suggestions d’artistes à la municipalité dans le cadre de projets tels que la Promenade des arts, les marchés publics, etc.

 

Le concours était tout de même risqué. Il s’agissait d’une première édition et nous n’avions aucune idée du nombre d’inscriptions que nous aurions et encore moins de la qualité des performances des personnes inscrites. Rappelons que le prix était tout de même une première partie sur notre programmation régulière! Nous nous croisions les doigts!

 

Afin de maximiser la portée de notre concours, nous avons décidé d’intégrer ce projet au calendrier des Journées de la culture. Le mois de septembre est un mois relativement tranquille pour nous habituellement; les gens sortent plus aux pommes qu’en salle! En intégrant notre concours aux Journées de la culture nous nous assurions de la visibilité à la grandeur de la province, par région, mais aussi auprès de la municipalité puisque la ville y participe toujours.

 

Nous avons reçu 18 inscriptions au total. Sur ces 18 inscriptions, 13 d’entre elles répondaient aux critères d’admissibilité. Sur les 13 personnes admissibles, 10 concurrents ont performé le jour venu. Il y a eu deux absences et une troisième candidate a eu un empêchement de dernière minute et nous a fait parvenir une vidéo que les jurys professionnels n’ont pas accepté afin d’être justes envers les concurrents présents qui doivent affronter le stress d’une performance en directe devant public. Les 10 concurrents ont pu, sur place, nous interpréter 2 chansons complètes. Ils devaient préparer une troisième chanson au cas où ils se rendraient en quart de finale. Sur les 10 performances que nous avons pu voir et entendre, il y avait des prestations de différents niveaux allant de l’amatrice de karaoké (qui devrait poursuivre sa carrière uniquement sous la douche), au chansonnier du coin qui rêve de performer un jour de manière professionnelle, au duo vraiment intéressant que nous appellerons sûrement un jour pour un contrat à cachet abordable, à l’artiste professionnelle émergente qui a étudier en chanson et qui tente tant bien que mal de percer dans le domaine.

 

Les deux jurys professionnels étaient Vincent Quirion de Rosemarie Records et Érick-Louis Champagne du Festival International de la chanson de Granby. Les jurys ainsi que les spectateurs sur place, ont tout de même été agréablement surpris des prestations auxquelles ils ont assisté. Le risque était assez élevé et heureusement, la région regorge de talents! La grande gagnante de notre concours Sur la bonne voix fût Cayenne. Une jeune finaliste de l’école nationale de la chanson. Un mélange de Bernard Adamus et d’Émile Bilodeau version féminine!

 

En général, les commentaires reçus visaient la qualité (en majorité) des performances et sur le fait que les gens étaient heureux que nous donnions la chance aux artistes d’ici. Les spectateurs et membres du jury disaient : « c’est peut-être le début d’un grand concours reconnu! On ne sait jamais! » ou « Bravo pour l’initiative! ».

Afin d’honorer son prix, Cayenne devait faire la première partie de Sara Dufour. La pandémie a fait en sorte que nous avons dû reporter cette prestation. Nous lui avons offert deux autres possibilités de contrats depuis, mais elle préfère attendre le report de Sara Dufour ou un autre événement qui cadrerait plus avec son répertoire.

 

Côté administratif, nous avions un budget de 600 $ pour le projet. Le budget a été réparti comme suit : 100 $ en frais technique, 365 $ en salaire, repas et consommations pour les jurys professionnels et 135 $ en publicité en plus de la publicité gratuite faite par la municipalité et celle des Journées de la culture. Le visuel de notre concours a été réalisé par notre employée étudiante de l’été 2019. Le visuel un peu enfantin s’agençait avec le fait que le concours était très accessible.

 

Nous aimerions poursuivre avec une deuxième édition de ce concours, qui disons-le, a été particulièrement apprécié. Les gens ont bien aimé qu’il s’adresse également aux interprètes et non pas juste aux auteurs-compositeurs-interprètes. Nous reverrions en comité certains critères d’admissibilité, mais somme toute, nous sommes pleinement satisfaits des résultats. Le fait d’avoir inclus un jury professionnel a eu comme effet de filtrer d’emblée certains candidats. Projet à refaire assurément!

Marie Pierre Mailhot - Corporation de développement des arts et de la culture de Ville de La Tuque

Les petits yeux de la culture

 

Ce projet est né d’un besoin d’informer la population Latuquoise sur des sujets culturels variés. Nous souhaitions trouver une manière de les rejoindre efficacement en traitant d’un sujet de manière ludique et instructive. Nous avons donc approché les trois classes de 6e année de l’école Centrale, qui ont décidé de réaliser ce projet de manière entrepreneuriale, afin de le soumettre au Concours québécois en entrepreneuriat. Le but est de produire une série de capsules informatives dont les deux premiers sujets traités sont :

– L’art abstrait;

– Les différents styles musicaux.

 

Chaque sujet est couvert par 6 recherchistes de 6e année qui documentent le sujet et préparent leur contenu qu’ils exposeront eux-mêmes dans la capsule. Ensuite, ils présentent leur travail à notre chargé de projets multimédias, qui les accompagne dans le choix de leurs répliques et ensuite, identifie les plans de caméras à réaliser. Les élèves ont accès à la caméra HD professionnelle et peuvent voir comment fonctionne l’univers de la réalisation vidéo. Dans un deuxième temps, des élèves de maternelle et première année ont été ciblés afin de répondre à des questions sur le sujet. Cela a pour but de rendre la capsule plus ludique et spontanée. Ces capsules, d’une durée de 4 à 6 minutes seront diffusées sur les réseaux sociaux ainsi qu’en salle, au Complexe culturel Félix-Leclerc, juste avant les représentations de spectacles. La portée annuelle est donc estimée à plus de 30 000 personnes.

 

Le financement pour ce projet a été octroyé par le Ministère de la culture et des communications du Québec (MCCQ), qui a vu en notre projet le potentiel d’utilisation du numérique au profit des arts et de la culture.

 

Le tournage de la première capsule a été complété en décembre 2019. La première version du montage vient tout juste d’être soumise aux recherchistes, qui commenteront et proposeront des modifications au chargé de projets multimédia. C’est pourquoi cette dernière n’est pas finale, mais vous donnera tout de même un excellent aperçu. Nous vous acheminerons la version finale en temps et lieu. La diffusion grand public de cette première capsule est prévue à la mi-février. La deuxième capsule est déjà en préparation par les recherchistes et nous visons en produire 4 d’ici la fin de l’année scolaire.

 

Retombées sur les réseaux sociaux ainsi qu’en salle, au Complexe culturel Félix-Leclerc, juste avant les représentations de spectacles. La portée annuelle est donc estimée à plus de 30 000 personnes si l’on estime de façon conservatrice le nombre de vues sur les réseaux sociaux ainsi que l’assistance annuelle au Complexe culturel.

Olivier Leclerc - Maison de la culture de Bellechasse / St-Damien-de-Buckland

Soirée interculturelle Mexique-Québec

 

Le samedi 9 novembre 2019 a eu lieu la soirée interculturelle Mexique-Québec à la Maison de la culture de Bellechasse. C’est dans le cadre des semaines Québécoises des rencontres interculturelles que l’organisme Alpha Bellechasse, promoteur du service Liaison Immigration Bellechasse, s’est associé à la Maison de la culture pour une soirée de danse et un buffet mariant les cultures du Mexique et du Québec.

 

La troupe Danza Mexico a ouvert la soirée avec des danses folkloriques mexicaines qui montrent la beauté des costumes, le rythme ainsi que la chaleur de ces musiques traditionnelles. Le public a ensuite été invité à danser dans la plus pure tradition québécoise grâce à la participation de Marée Musique, organisme de Beaumont qui démocratise la musique et la danse québécoise. Un câlleur et des musiciens étaient donc présents afin de faire vivre une veillée de danse aux participants et un buffet multiculturel a été offert aux participants.

 

Selon Julien-Pierre Hogue, agent de liaison pour Liaison Immigration Bellechasse, l’intérêt de l’activité est que la soirée constituait une première dans la région en ce sens qu’elle a permis autant aux Québécois qu’aux immigrants mexicains de partager leur culture tout en découvrant celle de l’autre. L’organisme tient d’ailleurs à remercier le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Inclusion pour sa contribution financière à l’activité.

 

En plus de permettre une bonne pratique pour la Grande Veillée Bellechassoise du 27 décembre 2019, il s’agissait d’une excellente façon d’être proactif dans l’amélioration de l’intégration des immigrants dans notre région, a souligné Olivier Leclerc, directeur artistique de la Maison de la culture. Avoir une ouverture à la richesse culturelle des nouveaux arrivants ne peut que les aider à se sentir partie prenante de notre culture, a renchéri M. Leclerc.

 

Retombées : Plus de 135 personnes dont une quarantaine de personnes immigrantes de Bellechasse ont pu vivre une soirée mémorable. Tant pour les Québécois présents que pour les nouveaux arrivants, pouvoir assister à un spectacle, danser, boire et manger en célébrant la beauté de leurs cultures aura permis de tisser des liens et de combattre des préjugés.

 

S’il y a bien une chose qui peut aider à combattre le racisme encore trop présent au Québec, c’est d’utiliser la culture comme courroie de communication entre différents groupes ethniques. Comme diffuseur c’est une façon de faire œuvre utile, diffuser des artistes et rapprocher les cultures.

 

J’ai vu de jeunes travailleurs loin de leur pays d’origine arriver dans leurs habits du dimanche et s’élancer sur le plancher de danse autant lors d’une danse câllée que sur des rythmes latins, j’ai vu de nouveaux couples en voie de se former, des échanges à propos des mets typiques du Mexique et du Québec qui donnaient lieu à des comparaisons et des questions se frayant un chemin malgré la barrière de la langue, mais j’ai surtout reçus des commentaires incroyables de la part de plusieurs participants. Ceux des gens de Bellechasse qui disaient, avec des étoiles dans les yeux, qu’ils n’avaient jamais rien vu de tel à St-Damien, et ceux d’immigrants qui sont venu me serrer la main en me remerciant d’avoir su créer leur première sortie culturelle depuis des mois.

 

D’un point de vu plus technique, l’événement a été rentable sans être très payant car l’objectif était d’offrir le repas, le spectacle et la danse à un prix abordable. La participation de l’organisme Alpha Bellechasse, qui gère le programme Liaison Immigration Bellechasse, nous a permis d’obtenir un financement dédié à l’événement (environ 35% du coût du projet) en plus de nous permettre d’aller chercher une nouvelle clientèle chez les familles immigrantes. La collaboration entre nos deux organismes s’en est donc trouvée bonifiée.

 

Donc voici pourquoi cet événement fut un succès digne de mention :

  • Diffusion d’un spectacle de Danse et Musique du monde qui en dehors de ce contexte n’aurait jamais attiré autant de participants
  • Création d’un concept unique de médiation qui associe deux spectacles, une danse et un repas
  • Succès de participation avec plus de 135 participants (nos objectifs pour une première édition étaient de 100)
  • Consolidation de relations avec un organisme local (nous avons depuis coproduit un autre spectacle de musiques du monde et une exposition de photo)
  • Médiation culturelle auprès de communautés immigrantes en région, clientèle difficile à rejoindre et pour qui l’impact d’un tel événement est significatif
  • Diffusion des traditions vivantes du Québec (maintenir vivant et dynamique notre patrimoine immatériel est culturellement fondamentale)

 

Bilan financier légèrement positif (montre un risque élevé) et risque partagé avec un organisme local (montre un risque calculé).

Édition 2020

Le Prix Carole Kipling a été remis à l’occasion de la 14e édition du Forum. Voici les candidatures de l’édition 2020. Encore une fois cette année, le pointage du jury a placé deux projets ex æquo en tête. Il s’agit de L’école de la culture, présenté par Véronique Bernier de Diffusion Avant-Scène de Lévis. Le jury a reconnu les efforts de médiation de ce projet et la grande qualité de la présentation du dossier.

L’autre projet gagnant est celui des Résidences d’été 2019, de Jacques Angers et Sophie Lemelin de La Chapelle spectacles, à Québec. Dans ce cas, le jury a souligné que le projet avait grandement contribué à rendre des artistes de la relève plus professionnels.

Finalistes au Prix Carole Kipling 2020

Jacques Angers et Sophie Lemelin - La Chapelle spectacles / Québec

Résidences d’été 2019

25 juin au 21 août 2019

 

Après avoir établi des bases solides, La Chapelle a la volonté de se doter d’une vision artistique actualisée et d’un souffle nouveau, ainsi que de se mettre davantage au service des propositions artistiques audacieuses, particulièrement celles des artistes de Québec. De plus, notre jauge limitée à 196 places, les artistes établis que l’on reçoit et qui attirent un public nombreux et fidèle, nos équipements techniques à la fine pointe et notre équipe engagée sont autant de forces qui nous distinguent. C’est donc dans cet esprit que le projet de résidence d’été pour les artistes de la relève de Québec est né en 2018 et qu’il en était à sa deuxième édition en été 2019.

 

Quatre artistes de la relève ont participé à cette deuxième édition du projet de résidence d’été se tenant entre le 25 juin et le 21 août derniers. Préalablement sélectionnés par un comité formé de gens venant à la fois de La Chapelle spectacles et de l’Ampli, Pulsart Trio (jazz), Mélodie Spear (chanson pop-rock), Les Martyrs de Marde (punk) et Ghostly Kisses (musique pop) ont profité chacun d’une période de trois jours de travail intense et continu dans notre salle intime située en plein cœur de la grande ville de Québec.

 

Ces artistes talentueux ont bénéficié de conditions de création professionnelles pour travailler à l’amélioration de leur spectacle. En plus d’avoir accès à une salle techniquement à la fine pointe et d’accompagnement professionnel en tout temps, ils sont ressortis de leur période de résidence de trois jours avec des outils concrets contribuant à faire évoluer leur parcours professionnel : direction artistique, enregistrement sonore et captation vidéo de haute qualité, entre autres.

 

Trois objectifs ont guidé nos réflexions :

Premièrement, nous souhaitions contribuer à la professionnalisation des artistes de la relève de Québec et répondre ainsi davantage aux besoins de la relève artistique en musique, à la recherche de lieux de diffusion professionnels.

 

Le deuxième objectif que l’on poursuit est de faire la promotion des artistes de la relève de Québec et de mettre nos outils de promotion à leur service. Ainsi, nous avons annoncé les artistes participant aux résidences dans nos outils de communication habituels : site web, page Facebook, infolettre et tableau électronique extérieur.

 

Troisièmement, nous tenions à agir en collaboration et en complémentarité avec les autres acteurs qui soutiennent les artistes de la relève à Québec et c’est pourquoi nous collaborons avec L’Ampli de Québec. Ce projet se veut une façon pour nous de faire partie intégrante de l’écosystème artistique et de mieux s’inscrire dans notre réalité. Notre salle a des atouts incontestables et uniques dans la région de Québec pour accueillir des artistes en début de carrière : sa jauge restreinte, son fort achalandage, sa programmation dense et diversifiée et son équipe engagée. Il devient tout naturel pour nous, au stade où nous en sommes, de tisser des liens serrés avec les acteurs de l’émergence.

 

Retombées :

Pour les artistes de la relève :
* Travailler à l’amélioration de leur direction artistique et mise en scène, avec des ressources spécialisées.
* Travailler sur un format de spectacle de 25-30 minutes ou 60 minutes (selon les artistes), pouvant être proposé aux diffuseurs pour des premières parties de spectacles ou des spectacles complets.
*Améliorer l’aspect technique et optimiser les façons de faire lors des montages d’entrées en salle. Mieux comprendre les besoins des diffuseurs et de leurs équipes techniques.
* Ce projet a permis de contribuer grandement à la professionnalisation des artistes de la relève qui ont participé au projet.

 

Pour La Chapelle spectacles :

Ce projet nous a permis de :
* Participer à la professionnalisation des artistes émergents de Québec
* Affermir notre partenariat avec l’Ampli de Québec
* Offrir la salle de spectacle pour utilisation dans la seule période inoccupée de l’année
* Sélectionner une artiste résidant pour participer à notre nouvelle série « Cabaret inattendu » dès l’hiver 2020 (Ghostly Kisses sera en spectacle le jeudi 6 février 2020).

Jean-François Bernatchez - Les Amants de la Scène / Saint-Georges

Programmation en danse

14 décembre 2018 au 30 mars 2019

 

Création d’une programmation en danse bonifiée d’ateliers et d’un comité de
ressources locales en danse dans le but d’aller chercher le soutien de “La danse
sur les routes du Québec” dans les prochaines années.

 

Trois spectacles professionnels ont été présentés, avec une tarification spéciale
pour les écoles de danse de la région. Ces spectacles présentaient trois styles de
danse différents : danse urbaine, danse contemporaine et ballet-théâtre.

 

Le projet s’est traduit par une augmentation des spectacles de danse dans la
programmation 2018-2019 et la participation des écoles secondaires et des écoles
de danse aux spectacles programmés. Le but ultime était d’obtenir une
reconnaissance et un soutien financier de « La danse sur les routes du Québec »,
ce qui s’est concrétisé en novembre 2019.

Véronique Bernier - Diffusion Avant-Scène / Lévis

L’école de la culture

Mars à mai 2019

 

D’avril à juillet 2019, la salle de spectacle du Vieux Bureau de Poste de Lévis a
dû fermer ses portes pour subir d’importants travaux de mise aux normes. Diffusion Avant-Scène, organisme occupant ce lieu de diffusion propriété de la Ville de Lévis, a profité de l’occasion pour développer et présenter des activités hors ses murs.

 

C’est donc de cette situation qu’est né L’école de la culture. Décliné en deux
phases préparatoires suivies de la présentation d’un spectacle, ce projet de médiation avait pour objectifs de sensibiliser et développer le public préscolaire de notre territoire.

 

Le spectacle sélectionné pour le projet a été Le Petit Voilier de la compagnie Le Gros Orteil. Les thèmes qui y sont abordés, l’imaginaire, la créativité et le recyclage, sont toutes des dimensions importantes du développement de l’enfant. De plus, l’interprète étant une artiste multidisciplinaire, ce spectacle permettait d’initier les tout-petits à plusieurs disciplines artistiques tels que le cirque, le jeu clownesque et le théâtre.

 

Plus précisément :

Phase 1 : Afin d’optimiser les retombées du projet, des outils pédagogiques ont été développés en collaboration avec l’artiste Marie-Hélène D’amours. Diffusion Avant-Scène a utilisé le cahier pédagogique de l’artiste pour faire produire du matériel aux éducateurs.

 

Phase 2 : Le personnel de Diffusion Avant-Scène s’est rendu dans les garderies sélectionnées pour présenter le cahier pédagogique et les activités préparatoires
aux éducateurs. Du matériel et l’accompagnement nécessaires ont été fournis pour la tenue des activités proposées.

 

Suivi d’activités préparatoires réalisées en avril et mai 2019 :

– CPE Petit tambour : un atelier d’improvisation théâtrale a été réalisé pour les 4-5 ans sur le thématique du spectacle. Diffusion Avant-Scène a engagé une comédienne étudiante du Conservatoire d’art dramatique de Québec pour créer et animer l’atelier.

– Garderie Les petits riverains : construction d’un voilier et de son environnement à partir d’objets recyclés.

– CPE de la Chaudière : activité pédagogique avec les différentes parties d’une voilier et apprentissage de la chanson thème de la pièce.

 

Phase 3 : Du 21 au 23 mai 2019, présentation du spectacle Le Petit Voilier à plus de 200 tout-petits lévisiens. Trois milieux de garde de notre territoire ont pu bénéficier de ce projet pour un total de quatre représentations.

 

Une aide financière a été obtenue du Ministère de la culture et des communications via le programme Appui à l’offre culturelle dans le parcours éducatif. Diffusion Avant-Scène a créé, organisé, coordonné toutes les étapes de ce projet. Un total d’un peu plus de 60 heures de travail ont été nécessaires à la réalisation de ces activités de médiation culturelle.

 

Ce projet spécial s’inscrit d’ailleurs dans le désir de l’organisme de faire les choses autrement pour rejoindre les publics, sans se limiter aux murs de la salle de spectacles. L’organisme souhaite rendre la culture accessible à tous et sensibiliser la population à son importance et aux bienfaits qu’elle procure.

 

Les retombées de ce projet ont été nombreuses, et ce, à plusieurs niveaux :

 

Pour le public :

– Permettre à 210 enfants de 2 à 5 ans de vivre une expérience artistique immersive et interactive. Pour certains, il s’agissait d’un premier contact avec les arts de la scène ;

– Initier les tout-petits à plusieurs disciplines artistiques grâce à une artiste multidisciplinaire qui explore le jeu clownesque, le cirque et le théâtre ;

– Stimuler l’imaginaire et la créativité des enfants ;

– Contribuer à diversifier les intérêts des tout-petits et à les éveiller aux arts de la scène.

 

Pour Diffusion Avant-Scène :

– Rester en activités pendant la fermeture de la salle de spectacles ;
– Accomplir deux volets fondamentaux de sa mission, l’accessibilité et la diversité ;

– Développer son public, notamment pour sa série Petits plaisirs ;

– Créer des liens avec des milieux de garde pour d’éventuels partenariats ;

– Démontrer aux éducateurs les bienfaits des arts sur le développement des enfants ;

– Augmenter sa visibilité et sa notoriété dans la communauté ;

– Créer des liens entre culture et éducation ;

– Augmenter l’offre culturelle pour la clientèle préscolaire sur le territoire ;

– Participer à la vitalité culturelle de sa communauté.

 

D’ailleurs, depuis la tenue de ce projet, l’intérêt pour notre série régulière Petits plaisirs a augmenté. Il y aura donc assurément des retombées sur la fréquentation aux spectacles pour tout-petits, notamment par les milieux de garde.

Lisa Dugré – Culture Trois-Rivières / Trois-Rivières

Apéro spectacle

1er novembre 2018 au 30 avril 2019

 

Le concept d’Apéro spectacle est né du désir de faire découvrir des artistes plus émergents de notre programmation par le biais d’artistes avec une notoriété établie dans notre grande salle de 1 000 places. Ainsi, nous provoquons la découverte musicale de nos spectateurs en ciblant un artiste qui pourrait les intéresser.

 

Nous n’avons pas limité le mixage de l’artiste en tête d’affiche et celui à découvrir qu’avec des artistes en chansons, mais aussi en humour et en théâtre. Les détenteurs de billets reçoivent une invitation par courriel pour les inviter à arriver à 19 h pour prendre l’apéro avant le spectacle tout en découvrant un artiste en prestation gratuitement.

 

Déjà un premier contact avec le matériel de l’artiste est provoqué, car une vidéo est insérée dans l’invitation. Le spectateur fait ensuite le choix d’arriver plus tôt pour en découvrir plus. Nous proposons aussi un cocktail en lien avec les goûts de l’artiste en prestation à un prix modique. L’ambiance que nous avons créée dans notre foyer pour l’apéro spectacle (salle adjacente à la salle de spectacle) se veut feutrée et conviviale. Le concept a été repris 5 fois dans notre saison 2018-2019 pour ainsi faire découvrir 5 artistes émergents.

Suzanne-Marie Landry - Théâtre Granada / Sherbrooke

Une année de célébrations : 90e anniversaire du Théâtre Granada

Année 2019

 

Le théâtre Granada soulignait en 2019 son 90e anniversaire et c’est avec un balcon entièrement rénové que l’année s’est amorcée. Le remplacement des 500 bancs d’origine a été suivi de près par les médias et les citoyens qui se sont rapidement portés acquéreurs des sièges d’origine. La vente de ces bancs a démontré hors de tout doute que le Théâtre Granada est bien ancré dans le cœur de la population.

 

L’équipe du Théâtre Granada a élaboré une programmation d’envergure pour souligner le 90e anniversaire, offrant plusieurs occasions de rendre hommage aux bâtisseurs du Granada et aux artistes qui ont marqué son histoire. Le public exceptionnel par sa générosité, sa fidélité et son goût de la découverte a rendu possible cette émergence du centre-ville, comme pôle culturel de haut niveau.

 

Les célébrations du 90e anniversaire ont été soulignées de façon grandiose par l’organisation d’un évènement majeur le 14 mai. Plus de 1000 personnes ont répondu à l’invitation. Médias, partenaires, invités spéciaux ainsi que le grand public se sont vus offrir des billets pour un spectacle haut en couleur et un lancement de programmation original et novateur. Des artistes de toutes provenances y ont pris part et ont su séduire l’auditoire. Diffusés en direct sur les réseaux sociaux, des milliers de personnes ont aussi pu y assister à distance.

 

Une exposition d’arts visuels a été présentée dans le hall du Théâtre Granada. L’artiste Steve Saint-Pierre a réalisé plus d’une trentaine de portraits de musiciens qui ont été au programme du Théâtre Granada au cours de ses 90 années de représentations. De Louis Armstrong à David Goudreault, de Cœur de Pirate à Ariane Moffat, on a pu retrouver en image l’essence musicale de l’âme du Granada.

 

Le Granada maintient son attrait inégalé sur la scène culturelle grâce à une offre variée qui rejoint un très large public. L’année 2019 a bénéficié d’une programmation artistique étoffée et généré une forte croissance de revenus de billetterie. Plusieurs spectacles ont d’ailleurs affiché complet.

 

La grille horaire a été bonifiée par des spectacles d’humour avec Sam Breton, Patrick Groulx, Dominique Paquet, Mélanie Ghanimé et Stéphane Fallu. Le Théâtre Granada se positionne de plus en plus pour les spectacles d’humour en rodage auprès des agents, ce qui permet une diversification de l’offre culturelle.

 

En musique, des artistes Hip Hop de renommée internationale ont aussi foulé les planches du Théâtre Granada. Que l’on pense à Eddy de Pretto, Orelsan ou Niska, ces artistes européens sont considérés comme faisant partie de l’élite dans leur domaine. Plus près de nous, la rentrée a été soulignée en présence de Fouki et le rappeur québécois Loud a de nouveau rempli la salle.

 

Des artistes canadiens de plusieurs provinces ont aussi visité le Granada. On n’a qu’à penser à The Sheepdogs, Elisapie, Les Louanges, Harry Manx, Bernard Adamus, La Renarde et plusieurs autres, pour constater l’engouement que ces artistes ont suscité.

 

Le Théâtre a également été l’hôte d’évènements médiatiques d’envergure. Radio-Canada y a enregistré la populaire émission de radio pancanadienne : « À la semaine prochaine » devant une salle comble et un public conquis. Bell média a également choisi le Granada pour célébrer le 40e anniversaire de la station de radio énergie de Sherbrooke. Ces festivités ont généré d’importantes retombées médiatiques et augmenté la cote de notoriété du Théâtre Granada.

 

Musicalement, le Théâtre Granada a pris un beau risque en invitant les pianistes néoclassiques, Alexandra Stréliski et Jean Michel Blais, deux succès d’achalandage et de découvertes de talents.

 

Les musiciens Xavier Rudd, Rufus Wainwright, Les Cowboys Fringants et les Trois Accords, ont fait un retour marqué devant des salles encore pleines à craquer. L’humoriste Simon Leblanc a pour sa part, fait rire les 1000 employés du CHUS lors d’une magnifique soirée corporative.

 

En plus d’accueillir des productions de partout et de réaliser près de 300 évènements annuellement, le Théâtre Granada participe de façon plus directe à la production artistique à titre de coproducteur ou codiffuseur de certains spectacles dont avec les entreprises internationales de divertissement Evenko et Live Nation.

 

L’équipe d’Animation Centre-ville contribue à̀ la vitalité culturelle de sa communauté en accueillant des évènements gratuits de tous genres. Cette effervescence artistique s’est notamment manifestée par la tenue du festival Sherblues et Folk qui soulignait pour sa part son 10e anniversaire avec une programmation plus éclatante que jamais. L’ouverture des festivités a été soulignée par l’unique et talentueuse Charlotte Cardin, devant une rue débordante de 18 000 festivaliers. Au total, plus de 45 000 visiteurs ont été accueillis pendant l’édition 2019 du Sherblues et Folk, dont près de 25 % sont des touristes et excursionnistes.

 

Les Concerts de la Cité ont également été couronnés de succès puisque 35 000 personnes y ont fait de belles découvertes artistiques d’ici et d’ailleurs.

 

En 2019. Le Théâtre Granada a misé sur la planète en relevant le défi de la mise en place d’une stratégie environnementale qui a été soulignée par les médias et saluée par le public. Les pailles, les verres de plastique et les bouteilles à usages uniques ont été bannis et remplacés par des verres réutilisables.

 

Organisation en pleine effervescence, le Théâtre Granada a été nommé finaliste dans la catégorie Organisme sans but lucratif domaine culturel du Gala reconnaissance de la chambre de commerce de la région sherbrookoise.

 

Diriger ce magnifique théâtre est un privilège. Cette fierté est partagée avec les membres du conseil d’administration, les artistes et les membres du personnel du Théâtre Granada. Ceux-ci méritent grandement cette nomination pour leur passion et leur dévouement. Sans eux, rien de tout cela n’aurait pu se réaliser. Je tiens donc à les remercier pour cette merveilleuse année et à leur témoigner mon plus profond respect.

Olivier Leclerc - Maison de la culture de Bellechasse / St-Damien-de-Buckland

La Grande veillée Bellechassoise

28 décembre 2018

 

Une veillée de danse et un spectacle de musiciens traditionnels professionnels en une seule soirée, voilà une belle façon de mettre en valeur deux disciplines artistiques en faisant la promotion de nos traditions culturelles et artistiques. Souvent boudée par méconnaissance, la musique traditionnelle québécoise et les soirées de danse qui s’y rattachent sont actuellement en croissance constante et la qualité des propositions artistiques de ses artisans est souvent digne des virtuoses classiques, jazz ou d’autres musiques du monde.

 

En Bellechasse, la musique traditionnelle a toujours été très présente, et un organisme local (Marée musique) a fait de sa mission la démocratisation et l’enseignement de notre musique folklorique (enseignement privé, jams mensuels à Lévis, camps d’été (Camp de souches à oreilles) et soirées de danses). Afin de valoriser cette force vive sur notre territoire, la Maison de la culture de Bellechasse s’est associée à Marée musique afin de créer la première Grande veillée Bellechassoise. Ainsi, la Chick-à-dée, un groupe bien connu de la région, les musiciens rattachés à Marée musique ainsi qu’un calleur de renom dans la région ont été les 9 premiers artistes professionnels ayant initié la première de ce qui est en train de devenir une tradition incontournable du temps des fêtes en Bellechasse.

 

La grande veillée est un projet qui a permis à la Maison de la Culture de Bellechasse d’élargir son public (danseurs et amateurs de musique traditionnelle, peu desservie par nos programmations passées), de rentabiliser ses infrastructures (2e salle de 500 personnes disponible et peu utilisée), de dégager une marge de profit et de se positionner comme à l’avant-garde d’une tendance. Également, une des preuves de l’intérêt du public est que nous avons répété l’expérience en 2019 et que l’achalandage a plus que doublé. Nous avons véritablement l’impression d’avoir créé un succès qui grandit. Nous prévoyons déjà pour 2020 d’engager un des meilleurs groupes de musique traditionnelle au Québec (De Temps antan) et il est question de créer des micro-événements similaires dans différents villages de notre territoire. Bref, d’une idée est apparue une vision et cette vision, en se matérialisant, fait boule de neige. N’est-ce pas le but poursuivi par nos diffuseurs de culture?

Frédéric Messier - Maison de la culture de Waterloo / Waterloo

Les Mercredis chauds

3 juillet au 21 août 2019

 

Le projet « Les Mercredis chauds », consiste en la mise sur pied d’un partenariat avec la Ville de Waterloo afin d’offrir une série de huit spectacles extérieurs gratuits aux citoyens et gens de la région.

 

Les retombées positives de cette nouvelle initiative ont été nombreuses. D’abord, l’une des raisons qui nous ont poussés à développer ce projet était la baisse d’achalandage de nos séries de découvertes musicales. Depuis quelque temps, il était devenu très difficile de connaître le succès avec ces spectacles, autant du point de vue financier qu’au niveau de la création d’un premier rendez-vous de qualité entre ces artistes de la relève et le public. Nous devions donc nous réinventer. En sortant quelques-uns de ces spectacles en extérieur, nous avons réussi à créer de vraies rencontres entre ces artistes et le public. Accueillant parfois près de 300 spectateurs, il s’agit de rencontres qui, nous croyons, nous permettrons de faire connaître un succès en salle plus rapidement pour ces artistes.

 

Ensuite, il faut comprendre que la réalité socio-économique de Waterloo est difficile, surtout lorsqu’on la compare aux villes avoisinantes. Le taux de chômage y est important et pour de nombreux Waterlois, une sortie à la salle de spectacle représente un grand luxe. D’ailleurs, seulement 20 % des billets vendus sont achetés par des résidents de la ville. Or, puisque nous avons dû présenter 4 des 8 spectacles de la série en salle en raison de la météo, les Mercredis chauds se sont en quelque sorte transformés en portes ouvertes de la Maison de la culture de Waterloo pour les citoyens. Certains d’entre eux nous ont même avoué n’être jamais entrés dans la salle en 30 ans. Pour nous, il s’agit d’une très belle façon de renforcer les liens avec la communauté.

 

Un autre avantage que nous n’avions pas anticipé est l’impact positif qu’a eu cette série sur nos ventes en billetterie pendant la saison estivale. N’ayant auparavant aucune activité de mi-juin à mi-septembre, la promotion faite autour des Mercredis chauds semble avoir permis à la Maison de la culture de Waterloo de rester dynamique et d’actualité durant cette période. Au terme de l’été, quelque mois suite au lancement de programmation de juin, nous avions une augmentation d’environ 60 % sur nos ventes estivales moyennes des dernières années. Bien qu’il soit difficile d’attribuer cette augmentation exclusivement aux bienfaits des Mercredis chauds, il est encore plus difficile d’en nier l’impact lorsque nous considérons l’importance de l’augmentation et sa coïncidence avec la première édition de cette série.

 

Par ailleurs, grâce à cette nouvelle série et l’entente de partenariat avec la Ville qui l’entoure, nous avons réussi à améliorer le rapport entre nos dépenses en programmation et les revenus de billetterie. D’une certaine façon, cette nouvelle série nous permet de diminuer le risque financier lié à la diffusion des spectacles de ces artistes de la relève grâce à l’apport de la Ville, et donc de redistribuer autrement notre budget pour la programmation en salle afin de favoriser les réussites et d’augmenter les profits que ces spectacles génèrent.

 

Finalement, nous considérons qu’il s’agit véritablement d’une initiative gagnante pour tout le monde. Les artistes de la relève ont droit à un contexte beaucoup plus intéressant lors de leur passage grâce aux foules qu’attirent ces événements extérieurs, le public y fait de belles découvertes musicales sans prendre de risque grâce à l’accessibilité de la formule, la Ville se retrouve avec un service clef en main professionnel et, bien sûr, la Maison de la culture de Waterloo profite de toutes les retombées décrites plus haut.

Édition 2019

Nous vous présentons ici les finalistes au Prix Carole Kipling 2019, ayant tous présenté des projets innovants et inspirants.

Ce sont finalement Sarah Chevarie et Claudia Blanchette qui ont remporté la première place ex aequo.

Sur la photo de gauche à droite : Pierre Paquet, Claudia Blanchette, Brigitte Messier

Finalistes au Prix Carole Kipling 2019

Sarah Chevarie – Diffusions Plein Sud / Bécancour

De belles collaborations pour 25 ans de diffusion !

16 juin au 8 juillet 2018

 

Afin de souligner les 25 ans de diffusion sur le territoire de Bécancour, nous avons voulu créer de nouveaux partenariats parce que nous croyons que l’union fait souvent la force. Ainsi est née une première collaboration avec un organisme de diffusion sur notre territoire en offrant un spectacle anniversaire avec Robert Charlebois, le tout au prix très alléchant de 25$. Ce n’est donc pas une surprise si, plusieurs semaines avant la date butoir, nous affichions complet. Pour Diffusions Plein Sud, cela était également un moyen de poursuivre sa mission pour son 25e anniversaire, soit de créer des spectacles sur l’ensemble des six secteurs de la ville, celui-ci étant dans le secteur de Sainte-Angèle.

 

Puis, toujours en collaboration avec le Quai en fête, nous avons travaillé sur un différent partenariat avec un important diffuseur : FestiVoix de Trois-Rivières. D’ailleurs, celui-ci soulignait ses 25 ans en 2018! Pour nous qui avons initié le projet, ce fût une intéressante vitrine afin de rayonner à l’extérieur de notre territoire, de pair avec un organisme que l’on admire. En effet, ce festival est, année après année, couronné de succès, d’autant plus qu’il détient une grande notoriété dans sa région ainsi qu’au niveau régional. Ce partenariat c’est donc traduit par une nouvelle scène pour le FestiVoix : Port de Trois-Rivières des Voix Maritimes, qui pour une première fois, offrait un lieu de diffusion en dehors de leurs murs, un beau trait d’union entre la Rive-Sud et Trois-Rivières. Puis, afin de maximiser ce lien entre les deux rives, nous avons créé une autre scène unique, cette fois-ci sur une navette fluviale. La scène Port de Trois-Rivières des Voix Maritimes était située au magnifique Quai de Ste-Angèle, mais les gens qui le désiraient pouvaient prendre la navette fluviale AML reliant Trois-Rivières et Bécancour au son d’un apéritif musical offert par les artistes de la programmation étant du trajet ! Finalement, après la traversée, les artistes prenaient place pour le spectacle au Quai de Ste-Angèle et afin de bonifier le tout, les gens pouvaient participer à une multitude d’activités, qui étaient offertes sur le quai, à proximité de la scène. Tous les concerts étaient présentés gratuitement!

 

Voici la programmation qui a été offerte sur les deux weekends du FestiVoix :

  • 30 juin : Les Petites Tounes
  • 1er juillet : La Trompette et ses cordes
  • 7 juillet : Nicolas Pellerin et les grands hurleurs
  • 8 juillet : Les Frères Bélanger

Marianne St-Pierre – Sur la scène Davignon / Cowansville

Exposition pour le 30anniversaire de Sur la scène Davignon

14 décembre 2017 au 5 janvier 2018

 

Afin de souligner les 30 ans d’existence de Sur la scène Davignon, une exposition a eu lieu à la bibliothèque municipale de Cowansville. Ainsi, nous avons pu montrer au public toutes les affiches autographiées par les artistes reçus depuis l’existence de Sur la scène Davignon (anciennement Comité de la culture de Cowansville). Nous entreposons ces affiches depuis belle lurette tel un trésor caché. Nous avions peu de temps pour tout organiser et surtout très peu de budget. L’idée d’exposer ces affiches au grand public était une belle façon, peu coûteuse, d’obtenir une grande visibilité, de faire revivre de beaux et de bons moments à nos spectateurs en revoyant les artistes qui ont montés sur nos planches et de montrer à certains autres ce qu’ils ont malheureusement manqué! Par la même occasion, nous voulions faire réaliser aux gens de la région toute la chance qu’ils ont de pouvoir avoir une aussi grande sélection d’artistes tout près de chez eux.

 

Certains bénévoles impliqués ont apporté du matériel personnel acquis grâce à Sur la scène Davignon, afin de rehausser le niveau de notre exposition. Nous avions, en plus des affiches autographiées, des laminés, des photos et des disques compacts autographiés.

 

Un poste d’écoute a été monté donnant accès à plusieurs disques d’artistes qui ont participé à nos programmations. C’est donc assis dans un confortable fauteuil, écouteurs sur la tête, que les visiteurs de l’exposition pouvaient feuilleter un cartable de disques d’artistes, tous classés par ordre alphabétique et jouir de leur talent l’instant de quelques chansons. Une autre façon de découvrir les spectacles manqués ou de faire revivre les émotions d’un spectacle passé.

Anne Dubé – Théâtre Petit Champlain / Québec

Réciprocité Québec – Wallonie_Franchement Franco

26 août 2018

 

Après plus de deux ans à travailler sur un projet de réciprocité pour la circulation de la musique francophone, le Théâtre Petit Champlain et les Productions d’Albert avec le Festival international de la chanson de Granby et l’organisme belge Ça balance ont développé un partenariat aussi pertinent qu’intéressant. De part et d’autre du Québec et de I’océan Atlantique, nous croyons fermement que la multiplication de nos forces et de nos actions pour soutenir la chanson d’expression française pourra à moyen terme assurer sa qualité, voire sa pérennité.

 

Soucieux de créer un pont entre le Québec et le marché européen afin de promouvoir la mobilité d’artistes auteurs-compositeurs-interprètes d’expression francophone, nous avons procédé à la présentation de notre 1ère édition Franchement Franco, le 26 août 2018.

 

Dans le cadre du Festival international de la chanson de Granby 2017, les artistes belges Rive et le rappeur/slameur Scylla ont été choisis pour se produire en spectacle à au Théâtre Petit Champlain. Lors de cette soirée, les deux artistes belges ont côtoyé deux artistes de Québec, l’auteur-compositeur-interprète, Pierre-Hervé Goulet et le groupe rap Taktika.

 

Dans le cadre de ce projet, Les Productions d’Albert et le Théâtre Petit Champlain ont reçu deux artistes belges et deux artistes québécois ainsi qu’une délégation de décideurs culturels de la Belgique. Ces quatre artistes ont eu la chance et l’opportunité, lors d’un spectacle vitrine, où chacun offrait une prestation de 30 minutes devant plus de 200 spectateurs et acteurs du domaine culturel, mais également de profiter de vitrines médiatiques et ainsi susciter un intérêt pour une éventuelle tournée en Belgique pour les artistes québécois et au Québec pour les artistes belges.

Claudia Blanchette – Comité de spectacles de Thetford Mines (Spect-Art) / Thetford Mines

Une résidence historique à Thetford Mines !

17 au 23 décembre 2017

 

Pour la toute première fois de son existence, le Comité de spectacle de Thetford Mines (Spect-Art) a accueilli une troupe de théâtre afin qu’elle puisse effectuer une résidence de création en son lieu de diffusion. Et pas pour n’importe quel projet ! Un projet théâtral portant sur l’industrie de l’amiante et ses retombées sur la société de l’époque. Un sujet qui a touché de bien près les gens de la région de Thetford, pour qui les mines d’amiante ont longtemps été la principale industrie de leur milieu.

D’ailleurs, dans son travail de recherche en amont de l’écriture de la pièce, l’auteure Dominique Grenier, s’était entretenue avec de nombreuses personnes directement à Thetford Mines, puisque c’est cette ville qui a été le point névralgique lors des événements relatés dans la pièce.

 

Il était donc tout indiqué que Spect-Art puisse permettre à cette œuvre de progresser en rendant disponible sa salle de spectacles professionnelle. Ainsi, pendant une semaine complète, les comédiens ont pu peaufiner la mise en scène, les éclairages et autres aspects artistiques et techniques de leur pièce en étant sur un plateau de scène optimal. En plus de rendre sa salle disponible sans frais, Spect-Art a également offert gracieusement les services de son directeur technique afin d’aider l’équipe dans ses installations. De plus, afin de limiter au maximum les frais encourus pour les artistes, Spect-Art a également déployé de grands efforts afin d’obtenir de la part des restaurateurs de la région l’entièreté des repas gratuits pour toute l’équipe du Théâtre Exaltemps.

 

Par ailleurs, Spect-Art a obtenu d’un autre partenaire local, un logement pouvant accueillir toute l’équipe pour toute la semaine. Ainsi, les frais de repas et d’hébergement étaient tous couverts par Spect-Art et ses nombreux partenaires dans le cadre de cette belle initiative. Cette résidence historique a été l’occasion pour Spect-Art de tisser de nombreux partenariats dans la région grâce à la thématique qui était très rassembleuse pour le milieu.

 

Enfin, au terme de cette résidence, une représentation de la pièce a été offerte en primeur aux gens de Thetford, à un prix d’entrée dérisoire de 5 $ par personne. Spect-Art avait notamment effectué de nombreuses recherches afin d’envoyer une invitation personnalisée à tous les gens qui avaient œuvré dans le domaine minier au cours de son exploitation à Thetford (syndicats, élus, etc.) De nombreuses invitations ont également été envoyées aux collaborateurs qui avaient contribué lors des recherches qui ont précédé la pièce.

 

Ainsi, c’est un public captivé et très concerné qui était présent le 23 décembre 2017 afin d’assister en primeur à La chute de l’or blanc. Après la pièce, les gens ont pu échanger avec les comédiens afin de donner des informations et leurs impressions sur le travail qui a été réalisé. L’échange a été grandement apprécié du public et de l’équipe du Théâtre Exaltemps.

 

C’est donc une initiative formidable de la part de Spect-Art puisqu’elle a permis le développement artistique, la création de partenariats, le développement de publics et même la médiation culturelle. Une réussite sur toute la ligne, et sans aucun doute une expérience qui conduira à d’autres projets de développement dans le futur !

Lisa Dugré – Culture Trois-Rivières / Trois-Rivières

Levé de rideau en danse contemporaine

2 novembre 2017

 

Dans le cadre de la présentation du spectacle en danse contemporaine de la compagnie Cas Public nommé 9, un levé de rideau a été présenté. Ce sont les élèves de l’école Mouv Académie de danse de niveau secondaire qui ont présenté une première partie aux spectateurs. Accompagnée de la collaboratrice de Cas Public Roxanne Duchênes-Roy lors de quelques rencontres avant le spectacle, une chorégraphie de 6 minutes inspirée de la pièce 9 a été créée pour l’occasion. Une salle presque comble a eu la chance d’assister à cette présentation spéciale.

 

Notre salle de 250 places était quasi complète pour ce spectacle (à 11 billets près). Ce qui est exceptionnel pour un spectacle en danse contemporaine chez nous. Les étudiantes ont vécu l’étape de création et de présentation dans le cadre d’un spectacle professionnel. Une belle expérience dans leur parcours académique.

Roxanne Genest – Diffusion Momentum / Victoriaville

1ère saison estivale 2018 – FAIS-TOI UNE BELLE VIE et COCKTAIL LA REVUE MUSICALE – UN ÉTÉ SHOW – SESSIONS STUDIOS

29 juin au 30 août 2018

 

Le 13 novembre 2017, nous annoncions à la population, sous la forme d’un lancement majeur, le dévoilement de la première saison estivale à être présentée au Carré 150, dans ses différents espaces.

 

OBJECTIF : 6000 SPECTATEURS POUR UNE PREMIÈRE ANNÉE

 

Quatre projets
Les Sessions Studio (29 juin au 21 juillet) proposaient dix rendez-vous intimes au cœur du studio Monique-Bourgeois (125 places maximum en formule intime) et présentés comme un voyage musical différent, en compagnie de Caroline Savoie, Jaël Bird Joseph, James Forest, Marie-Jo Thério, Shawn Philips (x2), Saratoga, Salomé Leclerc, Marc Déry et Dany Placard.

 

Pour Un Été Show au cabaret (3 au 30 août dans une formule cabaret de 270 places): les Appendices Jean-François Provençal, Julien Corriveau, Martin Vachon, Rosalie Vaillancourt, Mathieu Cyr, Guillaume Wagner, tout comme Les Denis Drolet, ont performé tout au long du mois d’août.

 

Deux grandes productions ont été présentées dans la salle Les-frères-Lemaire (800 places), la revue musicale Cocktail des Productions Grand V (du 26 juillet au 10 août 2018) et la toute première production théâtrale de Guillaume Lemay-Thivierge (Productions Atomas) Fais-toi une belle vie (du 16 au 26 août 2018).

 

Fortement attendue par le milieu, cette toute première saison estivale n’a pas tardé à se faire des alliés auprès des instances municipales et des différents intervenants touristiques.